L'Histoire
C'est en 1134 que le roi d'Angleterre, Henri Beauclerc aide à la fondation de la première abbaye cistercienne de Normandie. C'est seulement en 1209, après la conquête de la Normandie par Philippe-Auguste que le sanctuaire principal est fini. La cinquantaine de moines qui y résidaient, vivaient en totale autarcie et possédaient des terres dans la région. Mais pendant la Révolution française de 1789, l'abbaye a été vendue comme Bien National, auparavant l'abbaye avait déjà amorcé son déclin, puisqu'ils n'étaient plus que quatre moines à veiller sur ce qui devenait déjà des ruines. Les révolutionnaires les pourchassèrent dans tout le domaine pour enfin les assassiner tous les quatre dans le cellier, les accusant d'être les affameurs du peuple. Au cours des années qui suivirent, l'abbaye fut vendue plusieurs fois avant l'année 1985 pendant laquelle la propriétaire actuelle y créa un musée consacré à la vie des moines.
Description des Lieux
L'église (en ruine aujourd'hui ) était très vaste. Des fouilles en ont dégagé les substructions. Le ch½ur avait sept chapelles rayonnantes en style gothique. Par contre, l'ornementation, comme dans tout monastère cistercien, était très sobre: les chapiteaux par exemple étaient simplement décorés de feuilles d'eau. Au sud, près de la porte donnant sur le cloître, on peut voir un enfeu du XIIe siècle.
Le cloître est réduit à sa galerie nord en brique et calcaire d'époque tardive, XVIIIe siècle.
Le dortoir, situé dans la prolongement du transept sud de l'église et également ruiné, ne conserve qu'une petite salle voûtée, la sacristie et son mur ouest. La salle capitulaire se situait au même niveau que la sacristie et on note encore ses trois baies. Au-dessus se trouvait le grand dortoir, d'où le nom de l'ensemble.
Le cellier, à l'extrémité sud, était peut-être originellement une salle de travail de l'abbaye. Il est voûté en plein-cintre
Le colombier est en calcaire et a été remanié au XVIIe siècle, cependant il conserve des maçonneries du XIIe siècle. C'est un témoin du privilège droit de Colombier du clergé et de la noblesse normande dans l'ancienne coutume de Normandie.
La porterie est construite selon le mode usuel: un passage charretier et un passage piéton qui sont voûtés et reposent sur des arcades à impostes moulurées du XIIe siècle. Le frère portier était comme ailleurs le moine le plus important de l'abbaye après le père abbé.
Les bâtiments de la ferme entourent la porterie.
Le grand logis est une bâtisse du XVIIe siècle, où se trouve le musée de l'abbaye.
Les légendes
L'abbaye de Mortemer est dite hantée par Mathilde l'Emperesse surnommée la Dame Blanche. Ou encore par les 4 derniers moines assassinés sous la Révolution française.
L'Abbaye de Mortemer, est entourée de contes et légendes liés à l'abbaye. Un musée des légendes et fantômes a même été installé en 1985dans les sous-sols.
Mathilde, la Dame Blanche
Une légende stipule que quatre de ces moines hantent les lieux et que la femme du Comte d'Anjou, Mathilde PANTAGENETS, aurait été retenue contre son gré dans cette abbaye et que depuis sa mort hante les lieux chaque pleine lune du mois d'Août.
La Dame Blanche de Mortemer a réellement existé, il s'agit de Mathilde l'Emperesse, petite-fille de Guillaume Le Conquérant et fille d'Henri Ier Beauclerc.
Elle aurait été cloîtrée 5 ans dans une des chambres de l'abbaye par son père, qui lui reprochait sa vie dissolue après la mort de son premier mari Henri V du Saint-Empire. A sa sortie, elle épouse Geoffroy V d'Anjou de qui elle eut un fils : Henri II Plantagenêt, roi d'Angleterre et futur père de Richard Coeur de Lion. Mais elle n'oubliera jamais les 5 ans de sa vie à Mortemer, et on raconte que depuis sa mort, elle erre dans les ruines, près des étangs et dans les couloirs de l'abbaye.
Plusieurs personnes ont affirmé avoir senti sa présence.
A noter qu'une étrange photographie fut prise, montrant une silhouette des plus inexplicables : pour certains spécialistes, ce serait le fantôme de Mathilde...
En date du 21 Novembre 2002, Eric Allemand, Responsable Sixième Sens pour la région Normandie, est contacté - par téléphone - par Mme MOTTE Muriel qui lui déclare être en possession de plusieurs photos prises à l'Abbaye de MORTEMER et sur lesquelles figure la présence d'un spectre lumineux qui n'est apparu qu'au développement...
En date du 26 Novembre 2002, Monsieur Allemand se rend au domicile de Mme MOTTE Muriel pour constater les clichés photographiques.
Sous un cadre en verre apposé sur le mur du salon, un agrandissement photographique au format 30x45 représente le spectre de l'Abbaye.
Mme MOTTE raconte alors la chronologie des multiples photos qu'elle a pu prendre sur les lieux tout en laissant Monsieur Allemand les regarder et manipuler.
La première photo couleur qui révèle une anomalie a été prise en Août 1993, un soir de pleine lune. Le fond est totalement noir et en premier plan on remarque un effet lumineux de couleur jaune.
Cet effet qui ne représente rien de concret fait penser à la courbe d'un électro encéphalogramme ou d'un appareil médical de ce genre avec des pics de montée et de descente. Lors du développement , Mme MOTTE a considéré cette photo comme ratée. Toutefois, la personne ayant développé la pellicule lui a spécifié qu'une personne venue également développer ses photos détenait quasiment le même cliché qui avait été pris sur le site de Mortemer. Mme MOTE a donc été surprise par cette coïncidence.
L'année suivante, le 27 Août 1994, Mme MOTTE se rend à nouveau à l'Abbaye pour effectuer un reportage journalistique avec photos des divers monuments.
Au développement, elle remarque une photo qu'elle ne se souvient pas avoir prise et constate que celle-ci figure également sur les négatifs.
Cette photo s'avère être la plus surprenante de par la forme qu'elle représente de couleur jaune sur fond noir.En premier plan, on remarque deux fils barbelés disposés à l'horizontal.
En second plan sur la gauche, du feuillage vert d'arbustes.
Le spectre est imprimé pratiquement au milieu de la photo, en suspension dans l'air, et derrière les fils barbelés. La forme qui se trouve représentée fait penser à la silhouette, de profil, d'une femme qui se dirigerait vers la gauche.
En partant du fait qu'il pourrait s'agir du fantôme de Mathilde PANTAGENETS et que l'on ait sous les yeux sa représentation par graphique, il est possible d'y trouver, d'imaginer, des ressemblances. Le spectre peut avoir les cheveux longs et un diadème sur de la tête. Sur l'épaule droite on peut voir, avec beaucoup d'imagination, la représentation de la tête d'une chouette ou hibou.
Durant cette nuit, il aurait été entendu, par les visiteurs, un bruit étrange, inhabituel, assez fort, pouvant ressembler au cri et au souffle d'une bête de la forêt sans que l'on puisse l'identifier. Ce bruit assez long n'avait pas d'origine précise et personne n'a été en mesure de le localiser. Certains visiteurs auraient été surpris et angoissés par ses sons. Mme MOTTE s'est rendue l'année suivante sur les lieux dans l'unique but de pouvoir à nouveau photographier ce spectre. Le 14/08/1995 la forme a été prise sur deux clichés.
Pour le premier, elle s'est révélée de même consistance et de même couleur que l'année précédente bien que plus grosse et moins nette. Pour le second, elle s'est révélée plus fine et transparente.
En date du 30/08/1996, les clichés n'ont rien donné de probant si ce n'est que des oscillations lumineuses.
Le 09/08/1997, Mme MOTTE s'est munie d'une pellicule noir et blanc et l'on peut remarquer la prise de deux clichés. Sur chacun d'entre-eux, on peut imaginer la même forme de spectre, plus grosse, en dédoublement...
[clichés joint à l'article]
La Garrache, femme louve
1er janvier 1884 ,
Roger Saboureau, métayer, chassait dans la Forêt de Lyons (qui entoure le domaine de Mortemer), quand soudain, deux yeux jaunes le fixent. Il vit alors apparaître une énorme louve. Effrayé, il tire et tue l'animal. A l'aube, revenant sur les lieux, il découvre avec horreur le cadavre ensanglanté de sa femme... Il avait tué une garrache, femme ensorcelée qui, les nuits de pleine lune, parcourt la campagne comme punition pour ses pêchés. Elle serait condamnée ainsi à tourner 7 fois autour de 7 villages.
Le Chat Goublin
Le Chat Goublin de Mortemer, est un chat qui est en réalité un lutin qui prend l'apparence de cet animal pour garder le trésor dont il a la charge. Souvent, il n'est pas rare de croiser des chats errants dans les ruines, il n'y a qu'à les suivre... lol
La Fontaine des célibataires
Un lavabo du XIIe siècle se trouve dans le musée des légendes et des fantômes. C'est là que les moines se lavaient. Aujourd'hui, on raconte que cette eau est magique : si les jeunes filles en quête d'un mari y jettent une épingle à cheveux, elle seront sûres de trouver un homme l'année suivante. Certaines visiteuses ont tenté leur chance et, sont revenues un an après avoir fait ce geste, avec un mari ! Alors fruit du hasard ou agissement de Sainte Catherine ? Tous les ans, l'abbaye organise des manifestations à l'occasion de la fête de Sainte Catherine pour les célibataires.
Les moines fantômes
Sous la Révolution française, il n'y avait plus que quatre moines à Mortemer. Mais les révolutionnaires les pourchassèrent dans tout le domaine, les accusant d'être les affameurs du peuple, pour enfin les assassiner tous les quatre dans le cellier dont les murs gardent encore aujourd'hui les images du terrible massacre. On dit que leurs âmes en peine ne seraient toujours pas parties de l'abbaye. Pendant les 2 guerres mondiales, des anglais ont cru les apercevoir ...
Le logis hanté
Il n'y a pas que les ruines qui seraient hantées, le logis abbatial aurait lui aussi ses revenants... Si l'abbaye changea fréquemment de mains au cours du siècle dernier, c'est certainement pour une bonne raison.
A l'intérieur de l'abbaye, une chambre (qui n'est pas visitable) aurait accueillie Mathilde l'Emperesse lors de sa réclusion. Beaucoup de personnes qui y ont séjourné ont senti des chose étranges... Mais à en croire les habitants, les phénomènes qui se déroulent dans cette pièce, se déroulent aussi dans toutes les autres. Bruits de pas inexpliqués, portes qui s'ouvrent et se referment...
Selon certains, au petit matin des tableaux du premier étage se retrouve retournés contre le mur, ou même descendus sur le sol sans que le clou ne soit descellé et la ficelle arrachée.
Expérience personnel : je me suis moi-même rendu sur les lieux, je n'ai pas visiter le logis (parceque ça coute des pépéttes lol) mais le parc et les ruines parlent d'elles même au propre comme au figuré, dans l'enceinte dans l'ancienne Eglise on peut ressentir lorsque l'on est réceptif des zones froides, et on se sent observé, ensuite viennent les murmures il serait intéressant d'y faire un enregistrement de PVE puisqu'à l'oreille on entend des voix. Et ce n'est pas l'écho des autres visiteurs^^, j'ai senti une présence aussi prêt du mur qui va du logis à l'abbaye mais pas d'apparition.
Voici les clichés prit la-bas l'été dernier.
Puis les clichés suspect et médiatisé.
Sources: wikipédia,6iemesens-info, et les miennes.